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Après quelques 40 heures de voyage en solitaire, un contrôle de température corporelle à Hong Kong, une attente interminable à Gatwick, un manque de patience évident avec les ado anglais dans le dernier vol, j'ai débarqué à Alicante, heureuse qu'une amie de ma soeur qui profitait de notre appart, puisse venir me chercher.
Le retour à été difficile, des larmes ont été versées (dans le premier avion surtout, la vraie madeleine) et j’étais contente de retrouver Alex deux semaines plus tard.
Le retour a été difficile aussi pour Alex qui, l’esprit vagabond, a décidé de réserver en septembre deux billets d’avion entre Madrid et Marrakech pour le week-end de Pâques 2008. Il ne m’a rien dit, bien sûr, sauf qu’à partir du 20 septembre, il faisait monter la pression en disant que mon cadeau de Noël était déjà acheté, que le seul indice qu’il me donnerait est que ça avait un rapport avec un magasin de thé à Madrid, et que je devais être patiente.
Le jour de Noël donc, à Kirdford, (West Sussex, Angleterre), à 10 heures du matin, alors que le champagne coulait déjà et entourée de Bunty et Pip, la mère et la tante d’Alex, je recevais ça :

Énorme surprise donc, puisque :
- un premier voyage au Maroc avait été prévu en août 2006 puis annulé pour cause d’achat d’appartement et de finances pas top,
- environ 12 000 idées ont été avancées pour ce pont de cinq jours (randonnées dans la région, camping sur la plage, séjour à Bordeaux, en Angleterre, en Italie, etc.)
- ma copine Lucie veut venir ce week-end et Alex me fait gentiment comprendre qu’il n’a pas envie qu’elle vienne ce week-end là (ça a failli causer une rupture cette histoire !)
Bref, je suis ravie, on profite d’un court passage chez mes parents pour regarder les photos de leurs 2 voyages au Maroc et prendre les coordonnées de leur guide et on commence à organiser.
Après mure réflexion, ma chef enceinte, mes trois semaines de vacances en août compromises, d’âpres négociations avec la chef d’Alex, on décide de changer le vol retour et de se prendre une semaine en plus, soit au total : 10 jours sur place.
La sélection des endroits à visiter et des activités à faire est plus que difficile, mais au final, on se décide pour : Marrakech, l’Atlas, Ouarzazate, la Vallée du Drâa et le désert et Essaouira. Tout est organisé du salon avec Internet, le téléphone, le Routard et le Lonely Planet. J’ai adoré, tout comme pour la Nouvelle Zélande, cette phase de préparatifs, où on est tout excités, où on rêve de ce qu’on va voir, et qu’on ne confierait pour rien au monde à une agence de voyages.
Le résultat : 10 jours magiques, plus de 1000 photos et un nouvel habillage pour le blog.
Marrakech, terre de mes ancêtres (mon père est né au Maroc), nous voilà !
Réveil tout mélancolique pour moi, qui passe mon dernier jour entier chez les
kiwis : départ demain d’Auckland, tandis qu’Alex repart dans l’île du Sud avec Gez, puis s’envolera pour Sydney et rentrera via les Cornouailles.
Mais on n’y pense pas : il fait super beau, on est au bord de la mer dans une jolie petite ville, on va passer la nuit dans un super site, bref le mot du jour
c’est : « profiter » (et pas de larmes, on y croit !).
La journée ne commence pas au top pour moi, vu qu’il n’y a pas une goutte d’eau chaude dans la douche. C’est pas grave, je fais une petite toilette de chat, pendant qu’Alex se prend en photo dans le soleil.
On s’en va du camping, et on s’arrête dans un autre bar arty en ville pour prendre notre petit-déjeuner. La moyenne d’âge de la ville doit être de 20 ans : pleins de jeunes adultes avec pleins de jeunes enfants/bébés/femmes enceintes. Aucun vieux. Là aussi, l’ambiance est « cool ». Pendant que les maris sont partis surfer, les épouses se retrouvent entre copines et gamins pour un café, puis à 10 heures, elles partent toutes ouvrir leur petit magasin d’art / artisanat / photos / surf shop. Tous les gens sont hyper beaux. Alex adore ! Après un petit-déjeuner gargantuesque, nous partons à la recherche du photographe dont on avait vu le travail à Taupo, mais jamais nous ne le trouvâmes. Il venait de déménager, nous a-t-on dit. On est un peu déçu, mais c’est pas grave, on positive, on profite !
Et on part faire une grande ballade sur
la plage, dans la baie, on croise des pêcheurs cette fois. La lumière est superbe, on prend des millions de photos, le soleil nous caresse le visage, le temps s’arrête.
Mais finalement, malgré le méga petit-déjeuner du matin, Alex a faim, et nous retournons dans le village pour qu’il puisse se faire un vrai « fish and
chips », ou plutôt « fush and chups », avec l’accent local, servi dans du papier journal, le vrai quoi.

Quelques magasins plus tard, nous reprenons la voiture direction Manu
Bay, à une dizaine de kilomètres à l’ouest de Raglan. C’est une plage de surf avec des rochers réputée dans le monde entier (monde des surfeurs, on s’entend !). C’est là qu’on va
passer notre dernière nuit ensemble, à Solscape, mais
apparemment, à cette heure ci, notre hôte est parti surfer, donc nous restons sur la plage, où tous les petits camping-cars sont alignés sur le parking, à regarder (enfin) les surfeurs surfer. Et
il y a du monde pour un jour de semaine hivernal – mais ensoleillé.
Après Manu Bay, on décide de rester dans la thématique « surfeurs » – de toutes façons, ici, le choix est limité – on reprend le van en direction d’un
autre spot, hyper connu aussi, à quelques kilomètres de là : Whale Bay (la Baie des Baleines,
inutile de dire que nous n’avons vu aucune baleine, déjà, on était contents de voir enfin des surfeurs). En se garant, on voit la camionnette de Solscape, notre hébergement du soir qu’on n’a pas
encore réservé, donc on se dit que le chef doit surfer avec ses copains. Malgré tout, je dois dire que les surfeurs sont quand même impressionnants, à se jeter dans les vagues comme ça,
équilibriste flirtant avec les éléments qui même s’ils n’étaient pas déchaînés, étaient forts.
Retour à Solscape pour réserver. Alex avait repéré ce centre à la maison, et comme on devait vider le van pour faire les bagages et nettoyer un peu, on s’était dit
que ce serait bien cette nuit de coucher dans du « dur ». Perché en haut d’une colline, au dessus de Manu Bay, la vue est évidemment superbe. En fait, les logements, éparpillés un peu
partout dans un jardin extraordinaire, sont des anciens wagons de chemins de fer. Le confort est très spartiate, puisqu’il n’y a de la place que pour un lit et une petite commode, mais c’est
absolument charmant. Au fond du jardin se trouvent la cuisine commune et plusieurs salles d’eau. Apparemment de nombreux jeunes habitent là pour des longues périodes pour pouvoir surfer et bosser
un peu. L’accueil n’est pas très chaleureux (est-ce parce qu’on n’a pas des têtes de surfeurs ?), mais tant pis, on a notre petit wagon pour la nuit.
Opération valises et nettoyage donc. C’est vite fait, je dois dire qu’à ma surprise, le van est toujours assez propre, on a nettoyé régulièrement, pas de souci
donc. Par contre, quand toutes nos affaires sont sur le lit, on se demande vraiment comment on va réussir à tout faire rentrer dans les sacs. Mais bon, on n’y arrive quand même, et on décide de
profiter des derniers moments de soleil pour aller se balader le long de la mer avant de regarder notre premier coucher de soleil ici. On choisit donc un emplacement choc pour le coucher de
soleil, et partons le long de Manu Bay, mais en hauteur. On passe dans une petite forêt, et arrivons sur une autre plage, où nous nous octroyons une petite
sieste.
Puis on se dépêche de rentrer, le soleil baisse, il est temps de regagner l’emplacement choisi où un palmier en premier plan devrait nous promettre quelques belles
photos. Grand moment romantique et nostalgique ! Des couleurs magnifiques, le bruit de la mer, les odeurs de la forêt toute proche, tous nos sens sont en
éveil.
Il est l’heure d’aller dîner (dernier repas…) alors ce soir, on met les petits plats dans les grands : on va au bar saloon du village et on déguste une soupe
de poisson en entrée, Saint Jacques pour moi et vrai steak et Saint Jacques pour Alex, arrosé d’un bon petit vin (on ne nous redemande pas nos passeports, puisque la serveuse se souvient de
nous). La soirée est bonne ! On fait le point sur ces trois semaines magiques, parle de prochains voyages, du futur en général.
Retour à notre wagon pas trop tard, il faut partir tôt demain pour arriver à Auckland à 11 heures pour que je ne loupe pas mon premier avion d’une belle
série.
New Plymouth est une ville connue pour ses plages de sable noir, dues au volcan Taranaki, le volcan voisin endormi, un volcan à la forme parfaite, comme un cône dégoulinant de chantilly surgi
de nulle part. Cinéma encore, c’est là qu’a été tourné le film Le dernier Samouraï avec Tom Cruise himself, en raison de sa ressemblance avec le Mont
Fudji. Et ce Mont apparaît comme ça, sans prévenir, au détour d’une route, alors qu’on avait repris le van le matin pour partir se promener. C’est vrai qu’il est superbe et très impressionnant,
encore plus sous le ciel bleu et derrière toutes ces vertes prairies !
Au programme d’aujourd’hui : la Surf Highway 45, la route qui longe la côte de Taranaki sur 180º et 105 km, où on peut être sûr de trouver des bonnes conditions de surf sur une des
nombreuses plages, et un petit tour en bateau pour espérer voir les phoques. Premier arrêt dans le village d’Oakura, petit village « cool » à 15 km de New Plymouth, pleins de cafés, d’ateliers d’artistes et de surf-shops. Mais aucun surfer à
l’horizon ! Après un petit café et une séance de shopping/lèche-vitirine, on se rend compte que le Mount Taranaki a déjà disparu derrière les nuages. Apparemment, on a eu beaucoup de chance
de le voir comme ça.
On part se balader sur la plage, prendre une bonne bouffée de la Mer de Tasmanie qu’on n’avait pas vue depuis le Northland. Ça fait du
bien ! On voit passer des gens à cheval, des promeneurs avec leur chien. On voit des maisons de folie en bord de plage, et en toile de fond, au loin dans la brume, New Plymouth, ses usines
et les pains de sucre, petits îlots juste en face du port.
Retour en ville pour aller visiter le Puke Ariki, un
bâtiment hyper moderne en plein centre qui héberge l’office du tourisme, le musée de la ville, la bibliothèque, un café, un restaurant et un magasin de souvenirs. Encore un peu de shopping, léger
toutefois, puis on descend visiter dans le musée une exposition sur les vêtements colorés des chinois et leurs bijoux. Après cet intense moment de culture, on part manger un bout en terrasse, et
se promener sur le front de mer (7 km quand même). Il y a de quoi faire pour les sportifs, en courant, en roller, à pied, à vélo, etc. On voit même un jeune homme, amputé des deux jambes, en
fauteuil roulant, avec un petit chariot derrière le fauteuil transportant une planche de surf ! Je me demande encore comment il fait ça.
Mais c’est déjà l’heure de notre rendez-vous avec les phoques, et avec Chaddy, patron des Happy Chaddy’s Charters, un sacré
personnage ! Ancien boxeur, papa à 14 ans (la maman avait la trentaine), Chaddy utilise le canot de secours d’un ancien bateau anglais qui faisait la traversée jusqu’à l’hémisphère sud pour
nous faire visiter le Parc marin des Sugar Loaves Islands, en compagnie de son chien, à l’écoute des ultrasons émis par les dauphins. Il faut voir son « garage à bateau », plutôt coloré
et rempli d’un bric-à-brac improbable. On monte dans le bateau, nous sommes 4 : nous deux et un couple d’allemands qui sont venus en Nouvelle-Zélande pour un an. On met les gilets de
sauvetage et on est partis au son de la musique locale (on se croirait presque en Irlande) et des histoires de Chaddy, entre les légendes et les anecdotes de son boulot. Toujours pas de dauphins
(c’est toujours la saison des orques, maudites orques qu’on ne voit pas non plus, et donc les dauphins se cachent), mais des phoques en pagaille, jouant ou dormant sur les rochers de ces restes
de volcan.
De retour sur la terre ferme, on décide de prendre un café et de partir directement à Raglan, notre dernière étape, pour pouvoir passer une dernière journée entière sans trop bouger. La route va être
longue, seulement 270 km, mais pratiquement 4 heures, avec une arrivée de nuit, pas super pratique pour brancher le campervan. Mais la route est belle, on longe la côte sur une belle partie, on
retrouve des forêts, des moutons, des rivières. Ah, les autoroutes néo-zélandaises !!!
On arrive enfin à Raglan, trouvons le camping, grâce à la super copilote que je suis quand même, et on s’installe. En fait, la ville, ou le village, de Raglan est bizarrement fait, c’est autour d’une petite baie, et une petite passerelle pour piétons relie le centre au reste du village, dont le camping. C’est super sympa, parce qu’en voiture, il faut faire un grand détour, mais à pied, on est à 2 minutes du centre. Une fois le campervan tout branché de partout, on part donc à pied dîner en ville dans un pub arty (comme la ville). La rue principale semble presque (comme beaucoup de rue principale dans le pays) sortir d’un Lucky Luke, ou d’un Western. Pour le coup, après dîner, on va boire un verre dans un Saloon, qui s’appelle en vrai le Harbour View Hotel où la serveuse exige une pièce d’identité, à Alex et à moi, pour nous servir une bière. Alex jubile, toutes ses angoisses concernant ses cheveux s’effacent, moi j’en ai juste marre et espère qu’un jour, peut-être, je ressemblerais à une vraie femme !
Retour à pied au camping et dernière nuit dans le campervan. Ça sent la nostalgie tout ça…
Nuit froide donc! Au réveil, tout est gelé autour de nous ! Même Alex a eu du mal à faire son pissou dans la nuit ! Mais le ciel est bleu comme chez nous, le soleil brille, alors on quitte le
camping, direction les bords du lac Taupo pour prendre un délicieux petit-déjeuner et profiter du paysage. De l’autre côté du lac se dessinent les sommets enneigés du Parc national de
Tongariro, site clasé à l'Unesco, et parmi ces sommets le Mount Ruapehu, célébrissime pour les fans du Seigneur des anneaux, un volcan encore en activité. Deux autres
montagnes nous font de l’œil : le Mont Tongariro et le Mont Ngauruhoe.
Après une petite séance photo, on décide de s’approcher de ces sommets. La route longe le lac, superbe. La deuxième partie du trajet est comme dans un désert. On est émerveillés. Le camping-car
est vraiment un super moyen de découvrir la Nouvelle-Zélande : toutes les routes qu’on prend sont plus belles les unes que les autres. Moi qui d’habitude n’aime pas trop conduire, là je me régale
(enfin en tant que passagère… Alex reste au volant !).
On arrive à Whakapapa, petit village connu pour sa station de ski un peu plus haut sur les pentes du Mount Ruapehu. En bas du village se trouve le Château de Tongariro,
hôtel de luxe construit en 1929, qui je ne sais pas pourquoi, me fait penser à Tintin ! On s’arrête à l’Office du Tourisme, encore une fois très complet, pour voir les belles ballades à faire
dans le coin. Il y a une petite exposition sur le Parc, la géologie, les activités volcaniques, la faune et la flore, les activités sportives… Très instructif ! Mais avant d’aller marcher, on
décide d’aller faire un petit tour à la station de ski, histoire de toucher la neige quand même.
Nous voilà donc au pied des pistes. Il y a pas mal de monde pour un jour de semaine hors vacances scolaires, mais très bizarrement connaissant mon amour du ski( !), ça me donne super envie. En
fait, en bas des pistes, l’école de ski fait ses cours pour les neuneus et ça me rassure de voir que je pourrais être avec des gens de mon niveau. Mais comme il n’est pas très tôt, on décide de
redescendre vers le village et on rajoute la journée de ski à faire pour quand on reviendra (avec le Tongariro Northern Circuit, un circuit de 3 à 4 jours de randonnée (50 km en tout) avec nuits
dans les refuges, mais qu’il vaut mieux faire en été si on n’a pas l’équipement spécial).
Bref, nous retournons à Whakapapa d’où part un petit sentier balisé pour une petite randonnée de deux heures vers les chutes de Taranaki. C’est un circuit en boucle qu’on commence avec une vue
superbe sur les trois montagnes enneigées, puis nous empruntons un petit passage dans la forêt. On entend l’eau couler en permanence, on traverse plein de petites rivières où l’eau est limpide et
bien fraîche !
Après une heure de marche, nous arrivons à une cascade d’une vingtaine de mètres de hauteur, qui part d’une coulée de lave provenant de Ruapehu il y a environ 15 000 ans. Un américain tout seul
est en train de prendre des photos et nous demande de le prendre devant la cascade pour prouver à sa femme qu’il était bien là ( ?).
Petite pause banane et on repart. Le temps se couvre, mais ça ne nous empêche pas de profiter du paysage. Ce sont maintenant des gorges que nous traversons ! Tout ça en deux heures… On arrive avec les premières gouttes de pluie et on se réfugie dans le van pour pique-niquer (incroyable, pas de repas au restau à midi !!!). On a de la route à faire dans l’après-midi : on veut regagner la côte ouest et la région de Taranaki.
On a vu que l’autoroute 43 devrait nous y mener, on ne se rend pas compte que son nom devrait nous inquiéter : la Forgotten Word Highway – l’Autoroute du Monde Oublié. 150 km qu’on avalera en à peu près trois heures, mais alors, ça valait vraiment le coup. Ce qui était dommage, c’est qu’on était pressé par l’arrivée de la nuit, mais si on avait su, on en aurait profité davantage pour faire plus d’arrêts et se lâcher en photos. On n’en a pas prises du tout, mais les curieux pourront aller voir sur ce site. La route commence à Taumaranui et arrive à Stratford. Elle a été construite sur des chemins tracés pour les chevaux à la fin du XIXe siècle, c’est un endroit complètement perdu et mystérieux. Disons qu’à cette époque, on ne creusait pas les montagnes comme maintenant : la route contourne vraiment tous les reliefs rencontrés (et il y en a !), un peu comme des montagnes russes. Le paysage est à couper le souffle, on passe par des forêts de hêtres et de conifères divers et variés. On traverse un tunnel qui nous emmène au cœur d’une colline, passe par une partie de la route qui n’est carrément pas bitumée (sur une quinzaine de kilomètres). Clou de l’après-midi irréelle : le passage dans la République de Whangamomona. Ce minuscule village a décidé de devenir un État en 1989, lorsque le découpage des régions a été modifié et qu’il devait changer de région. Les habitants voulaient rester dans la région de Taranaki pour des histoires d’équipe de rugby entre autres, mais comme cela leur fut refusé, ils proclamèrent le 1er novembre le village « République de Whangamomona », et un Président est élu tous les ans. On est passé trop tard, mais normalement, un garde républicain vérifie les passeports à la frontière ! Bref, encore un endroit à revoir avec plus de temps quand on reviendra car là aussi, les randos ne manquent pas.
Nous arrivons à New Plymouth après la nuit. Il pleut un peu, alors on se dépêche de trouver un pub pour boire un coup et manger un peu au coin du feu. Il est carrément tard quand on sort du pub et du coup le camping qu’on prévoyait est déjà fermé. Après un petit coup de stress, on trouve un autre camping très bien, fermé aussi, mais le patron a pitié de nous et nous ouvre ses portes pour la nuit.
Depuis le temps qu’on attend cette journée ! Depuis le 27 juin exactement pour Alex, date de ses 31 ans où il a reçu comme cadeau d’anniversaire de sa chérie d’amour (moi, quoi !) un « bon pour » un saut en parachute au-dessus de lac Taupo de 15000 pied avec photos, DVD et tee-shirt souvenir, bref la totale ! L’organisation a été un peu compliquée côté réservation : il fallait prendre en compte notre parcours, la météo et les disponibilités de Taupo Tandem Skydiving, les gentils (mais hypra cools) organisateurs. On a finalement pris rendez-vous pour le lundi 20 août à 14h00. Nous voilà donc partis en direction de Taupo de bon matin, enfin pas aussi tôt que Stu et Aishling qui sont partis travailler, les pauvres, pendant qu’on finissait notre petit-déjeuner.
Et c'est parti!!! Lundi 20 août, à Taupo, Alex a fait le grand saut avec Phil, son "tandem instructor" de Newcastle. Même si je restais au sol, j'étais beaucoup plus nerveuse que lui... 60 secondes à 200 km/h en partant de 15000 pieds (4500 mètres environ) au-dessus du lac de Taupo, avec pour toile de fond, trois volcans enneigés: Mount Ruapehu, Mount Tongariro et Mount Ngauruhoe (Mt Doom dans le Seigneur des Anneaux pour les connaisseurs). J'essaierai de mettre la video mais c'est pas gagné! Au fait, ce n'est évidemment pas moi qui ai pris les photos, Alex avait son photographe/caméraman personnel. Quelle star!
La terre est ronde!
L'immense lac Taupo entre les nuages
Coucou Alex! Ça va là-haut???
PS: Je suis bien rentrée après 40 heures de voyage, avec mon sac! La reprise du boulot est un peu dure, mais quand on n'a pas le choix! Alex est toujours dans l'île sud avec Gez pour skier.
À bientôt...
Réveil avec la gueule de bois. Ciaran a été malade toute la nuit, et après avoir préparé un énorme petit-déjeuner (English, pour le coup), Stu et Aishling embarquent
les deux petits chez le docteur et nous laissent nous reposer et nous remettre de nos folies de la veille. J’en profite pour mettre nos millions de premières photos sur un CD (non je ne stresse
pas) et télécharger quelques photos sur le blog. Ça fait du bien d’être un peu au calme, dans une vraie maison, pendant quelques heures. Pas de limite pour l’eau chaude dans les douches, du
chauffage dans la salle de bains, possibilité de boire du thé à volonté, on s’habitue vite au confort ! Même si notre Good Night kiwi est très confortable à sa façon. On glande
devant la télé, on profite aussi pour faire une lessive, pour un peu, on se croirait chez nous un dimanche matin. Stu et Aishling reviennent en milieu de journées avec des tourtes (les
pies) de la boulangerie locale, gagnantes de prix internationaux de pies, c’est pas rien quand même ! Tourtes végétariennes pour les filles, et au steak pour les garçons. Les petits
ne sont vraiment pas en forme, ils vont rester se reposer avec leur mummy, pendant que Stu, Alex, le chien et moi, partons nous balader sur la plage.
